Quel traitement contre la maladie de Crohn a le moins d'effets secondaires ? Les éléments à prendre en compte

Points à retenir
- Aucun traitement contre la maladie de Crohn ne présente le moins d'effets secondaires pour tout le monde. Chaque médicament a ses propres avantages, risques et considérations en matière de sécurité.
- Les stéroïdes peuvent être efficaces pour contrôler la maladie à court terme, mais ils comportent des risques importants lorsqu'on les utilise de manière répétée ou à long terme.
- Certains médicaments biologiques, comme le vedolizumab, l'ustekinumab et les médicaments ciblant l'IL-23, comme le risankizumab, présentent des données de sécurité rassurantes, mais ça ne veut pas dire que l'un d'entre eux soit forcément le choix le plus sûr pour tout le monde.
- Les inhibiteurs de JAK, comme l'upadacitinib, présentent des considérations de sécurité différentes, notamment un risque reconnu d'herpès zoster et des précautions supplémentaires pour certains groupes de patients.
- Le meilleur traitement contre la maladie de Crohn n'est pas simplement celui qui présente le moins d'effets secondaires possible. Il doit permettre de contrôler ta maladie tout en offrant un profil de sécurité adapté à ton cas.
Si tu compares les traitements contre la maladie de Crohn, l'efficacité n'est probablement qu'un aspect parmi d'autres.
Tu te demandes peut-être aussi : quel traitement a le moins d'effets secondaires ?
C'est une question tout à fait légitime. Le traitement de la maladie de Crohn peut durer des années, et la lecture d'une longue liste d'effets secondaires possibles peut donner l'impression que même un médicament efficace est intimidant.
Mais il y a une distinction importante à faire dès le départ.
Il n'y a pas de médicament contre la maladie de Crohn qui présente le moins d'effets secondaires pour tout le monde.
Chaque traitement comporte des risques différents. Ton âge, tes autres problèmes de santé, tes antécédents d'infections, les médicaments que tu as pris auparavant, tes projets de grossesse et l'activité de ta maladie de Crohn peuvent tous influencer les risques les plus importants à prendre en compte.
Et il y a un autre aspect à prendre en compte : ne pas contrôler suffisamment l'inflammation liée à la maladie de Crohn comporte aussi des risques.
Du coup, au lieu de te demander simplement « Quel médicament a le moins d'effets secondaires ? », ça peut être plus utile de te poser la question suivante :
« Quel traitement m'offre le meilleur compromis entre efficacité et sécurité ? »
C'est une discussion à avoir avec ton équipe soignante.
Si tu cherches à y voir plus clair entre deux rendez-vous, mama health peut t'aider à comprendre tes ordonnances, tes analyses et tes résultats médicaux, à poser des questions sur les traitements de la maladie de Crohn, à trouver des spécialistes et des soins près de chez toi, et à tirer des leçons de l'expérience d'autres personnes atteintes de la même maladie.
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Qu'est-ce qu'une coloscopie permet de mettre en évidence dans le cas de la maladie de Crohn ?
Une coloscopie permet au médecin d'observer directement l'intérieur de ton côlon et, en général, l'iléon terminal, c'est-à-dire la dernière partie de l'intestin grêle.
Pendant l'intervention, on introduit par le rectum un tube souple muni d'une caméra, qu'on fait passer tout le long du côlon.
Le médecin examine la muqueuse intestinale pour détecter des signes d'inflammation et d'autres anomalies.
Dans la maladie de Crohn, ça peut inclure :
- rougeurs et gonflements
- ulcères
- zones d'inflammation éparses
- modifications de la surface normale de l'intestin
- rétrécissement
- des saignements ou des tissus fragiles
- inflammation de l'iléon terminal
Le médecin peut aussi faire des biopsies, c'est-à-dire prélever de minuscules échantillons de tissu qu'on examine au microscope.
C'est important parce que l'aspect de l'intestin vu à la caméra et celui des tissus au microscope fournissent des informations différentes.
À quoi ressemble la maladie de Crohn lors d'une coloscopie ?
La maladie de Crohn peut présenter plusieurs aspects caractéristiques, mais il n'y a pas de signe coloscopique unique qui apparaisse chez toutes les personnes atteintes de cette maladie.
Un signe que les médecins peuvent observer, c'est une inflammation par plaques.
Contrairement à une inflammation qui s'étend de manière continue le long de l'intestin, la maladie de Crohn peut toucher une zone tout en laissant une autre relativement normale. Ces zones distinctes sont parfois appelées « lésions discontinues ».
Les médecins peuvent aussi constater la présence d'ulcères.
Ça peut aller de petits ulcères superficiels à des zones d'ulcération plus étendues ou plus profondes.
Une inflammation plus marquée due à la maladie de Crohn peut parfois donner un aspect « de pavés », avec des zones de tissus enflés séparées par des ulcères plus profonds.
Une inflammation au niveau de l'iléon terminal est également fréquente dans la maladie de Crohn.
Ces résultats peuvent aider à établir un diagnostic, mais ils ne sont pas interprétés isolément. Ton gastro-entérologue tiendra compte du tableau clinique global et des résultats des autres examens avant de déterminer ce que ces résultats signifient. [1,2]
Qu'est-ce que ça veut dire, « iléite », dans un compte-rendu de coloscopie ?
L'iléite, c'est l'inflammation de l'iléon, la partie finale de l'intestin grêle.
L'iléon terminal est particulièrement important dans la maladie de Crohn, car c'est un endroit où la maladie se manifeste souvent.
Si ton bilan mentionne une iléite terminale, ça veut dire que le médecin a constaté des signes d'inflammation dans cette zone.
Ça ne veut pas dire, en soi, que tu souffres forcément de la maladie de Crohn.
L'iléite peut avoir d'autres causes que la maladie de Crohn, notamment certaines infections et des effets indésirables liés à des médicaments. L'aspect de l'inflammation, les résultats de la biopsie, les symptômes, les antécédents médicaux et d'autres examens aident les médecins à en déterminer la cause. [1,2]
Donc, si ton bilan indique « iléite », la question utile à poser à ton gastro-entérologue est :
« À ton avis, qu'est-ce qui provoque cette inflammation ? »
plutôt que de partir du principe que le mot lui-même confirme un diagnostic.
Que signifient les ulcères lors d'une coloscopie chez un patient atteint de la maladie de Crohn ?
Les ulcères, ce sont des zones où l'inflammation a endommagé la surface de la muqueuse intestinale.
Ils peuvent apparaître dans le cadre de la maladie de Crohn.
Ton rapport peut les décrire de différentes manières, notamment comme des ulcères aphteux, des ulcères superficiels ou des ulcères profonds.
Les aphtes sont de petites lésions ulcéreuses. Une inflammation plus active ou plus grave peut s'accompagner d'aphtes plus grands ou plus profonds.
La présence, la taille, la profondeur et l'étendue des ulcères peuvent aider le médecin à évaluer l'activité de la maladie.
Mais un ulcère, ça ne suffit pas à poser un diagnostic.
C'est la structure qui compte.
Ton gastro-entérologue va examiner où se trouvent les ulcères, l'aspect de l'intestin autour, les résultats des biopsies, et s'il s'agit bien d'une maladie de Crohn.
Qu'est-ce que le « cobblestoning » dans la maladie de Crohn ?
Le terme « pavage » désigne un aspect particulier de la muqueuse intestinale qui peut apparaître dans le cadre de la maladie de Crohn.
Les ulcères profonds peuvent se mêler à des zones de tissu enflé ou relativement intact, créant ainsi une surface qui ressemble à des pavés.
C'est une description classique de la maladie de Crohn.
Voir ce mot dans un rapport peut paraître inquiétant, mais il ne faut pas l'interpréter isolément comme une prédiction de ce qui va se passer ensuite.
Ça décrit une apparence.
Ton équipe soignante doit encore évaluer quelle partie de l'intestin est touchée, quel est le degré d'activité global de la maladie, s'il y a des complications et ce que révèlent les autres examens.
C'est quoi, les « lésions manquées » lors d'une coloscopie ?
Les lésions en saut de lapin sont des zones d'inflammation intestinale séparées par des zones qui semblent relativement épargnées.
Ce motif irrégulier est caractéristique de la maladie de Crohn.
Par exemple, le médecin peut constater une inflammation au niveau de l'iléon terminal et d'une autre partie du côlon, alors que l'intestin entre ces deux zones semble relativement normal.
C'est différent du processus inflammatoire continu qu'on associe généralement à la colite ulcéreuse.
Mais dans la vraie vie, ça ne se passe pas toujours comme dans les manuels.
C'est une autre raison pour laquelle les médecins ont recours à la coloscopie, en plus des biopsies et d'autres données, plutôt que de se fier à un seul signe visuel pour distinguer les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. [1,2]
Qu'est-ce que ça veut dire, « sténose », sur ton compte-rendu de coloscopie ?
Une sténose, c'est une zone où l'intestin s'est rétréci.
La maladie de Crohn peut entraîner un rétrécissement dû à une inflammation active, à une cicatrisation à long terme ou à une combinaison des deux.
Pendant une coloscopie, le médecin peut remarquer un rétrécissement ou constater que l'endoscope ne peut pas passer en toute sécurité dans une partie de l'intestin.
Une sténose peut être grave, car un rétrécissement important peut compliquer le passage des aliments et du contenu intestinal.
Mais une coloscopie ne permet pas toujours aux médecins d'en savoir tout ce qu'ils doivent savoir sur une sténose.
Les examens d'imagerie, comme l'entérographie par résonance magnétique (MRE), l'échographie intestinale ou l'entérographie par tomodensitométrie, peuvent donner plus d'infos sur la paroi intestinale et les zones inaccessibles au coloscope. [2]
Si ton rapport mentionne une sténose, demande :
« À quel point ce rétrécissement est-il important, et est-ce que j'ai besoin d'un autre examen pour l'évaluer ? »
Si tu ressens de fortes douleurs abdominales, des vomissements persistants, un gonflement du ventre ou une incapacité à aller à la selle ou à évacuer des gaz, consulte d'urgence un médecin, car ces symptômes peuvent être le signe d'une occlusion intestinale.
Pourquoi fait-on des biopsies lors d'une coloscopie pour la maladie de Crohn ?
Les biopsies permettent à un pathologiste d'examiner de minuscules échantillons de tissu intestinal au microscope.
Ça peut permettre de repérer des changements qui ne sont pas forcément visibles juste avec la caméra de la coloscopie.
On peut faire des biopsies sur les zones enflammées et sur celles qui ont l'air normales.
Lorsqu'on cherche à diagnostiquer la maladie de Crohn, les résultats de l'examen pathologique peuvent aider les médecins à comprendre le type et le profil de l'inflammation et à distinguer les causes possibles.
Tu pourrais tomber sur des termes comme :
- inflammation active
- inflammation chronique
- inflammation chronique active
- modifications apportées à Crypt
- granulomes
- aucune anomalie notable
Ces mots, il faut les replacer dans leur contexte.
Par exemple, le terme « inflammation chronique » désigne généralement des modifications liées à une inflammation qui dure depuis un certain temps. Le terme « active » fait référence aux signes d'une activité inflammatoire actuelle.
Aucune de ces deux expressions, prise isolément, ne te dit tout sur la gravité ou l'évolution future de ta maladie de Crohn.
Qu'est-ce qu'un granulome sur une biopsie de la maladie de Crohn ?
Un granulome, c'est un amas particulier de cellules immunitaires qu'on peut parfois observer au microscope dans la maladie de Crohn.
Quand on observe un type de granulome caractéristique dans le bon contexte clinique, ça peut confirmer le diagnostic de la maladie de Crohn.
Mais il y a deux choses importantes à savoir.
D'abord, beaucoup de personnes atteintes de la maladie de Crohn ne présentent pas de granulomes sur leurs biopsies.
Le fait de ne pas en trouver n'exclut pas la maladie de Crohn.
D'autre part, les granulomes peuvent avoir d'autres causes ; c'est pourquoi le pathologiste et le gastro-entérologue continuent d'interpréter ce résultat en tenant compte de l'ensemble des examens effectués.
Ne t'inquiète pas si ton rapport de biopsie ne mentionne pas de granulomes.
C'est un indice possible, mais pas un critère obligatoire pour la maladie de Crohn.
Est-ce qu'une coloscopie permet de confirmer un diagnostic de maladie de Crohn ?
Une coloscopie avec prélèvements est un élément important du diagnostic de la maladie de Crohn, mais il n'existe pas d'examen unique permettant de confirmer tous les cas.
En général, les médecins posent le diagnostic de la maladie de Crohn en se basant sur plusieurs éléments.
Ça peut inclure :
- tes symptômes et tes antécédents médicaux
- examen physique
- analyses de sang
- analyses de selles
- iléocoloscopie et biopsies
- imagerie de l'intestin grêle
Les recommandations diagnostiques actuelles de l'ECCO préconisent l'iléocoloscopie avec biopsies, associée à une imagerie intestinale, comme examens de première intention chez les personnes chez qui on soupçonne une maladie inflammatoire de l'intestin. [2]
En effet, la maladie de Crohn peut toucher n'importe quelle partie du tube digestif et affecter l'intestin d'une manière que la coloscopie seule ne permet pas d'évaluer complètement.
Il peut donc arriver que tu aies fini ta coloscopie et qu'on te demande quand même de passer un autre examen.
Ça ne veut pas forcément dire que la coloscopie n'a pas été concluante ou qu'elle a échoué.
Ces tests permettent de répondre à différentes questions.
Peut-on avoir la maladie de Crohn si sa coloscopie est normale ?
Oui. Une coloscopie normale n'exclut pas toujours la maladie de Crohn.
Une coloscopie classique permet d'examiner le côlon et, en général, l'iléon terminal.
Mais la maladie de Crohn peut toucher d'autres parties de l'intestin grêle que l'endoscope ne peut pas atteindre.
Si tes symptômes, tes analyses de sang, tes analyses de selles ou d'autres éléments continuent de faire craindre une maladie de Crohn malgré une coloscopie normale, ton équipe soignante pourrait envisager des examens complémentaires.
Ça peut inclure une MRE, une échographie intestinale ou une endoscopie par capsule dans certains cas. [2]
L'endoscopie par capsule, ça consiste à avaler une petite caméra qui prend des images tout en parcourant le tube digestif.
Ça ne convient pas à tout le monde — par exemple, la présence d'un rétrécissement suspecté peut influencer la pertinence de l'endoscopie par capsule — donc le choix de l'examen dépend de chaque cas particulier.
Qu'est-ce que ça veut dire d'avoir une coloscopie normale quand on souffre déjà de la maladie de Crohn ?
Si tu souffres d'une maladie de Crohn confirmée et que ta coloscopie ne révèle que peu ou pas d'inflammation visible, ça peut être encourageant.
Ça peut indiquer une rémission endoscopique ou une guérison, selon les résultats et la terminologie utilisée.
C'est important, car le traitement moderne de la maladie de Crohn ne vise pas seulement à contrôler les symptômes.
Tu peux te sentir bien même si l'inflammation persiste. À l'inverse, tu peux présenter certains symptômes digestifs même lorsque l'inflammation liée à la maladie de Crohn s'est considérablement améliorée.
C'est pour ça que la coloscopie peut parfois servir à évaluer dans quelle mesure le traitement permet de contrôler la maladie. [2,3]
Une coloscopie qui ne révèle rien d'anormal ne veut pas dire que la maladie de Crohn est guérie.
La maladie de Crohn est une affection chronique, et un traitement d'entretien ainsi qu'un suivi peuvent encore s'avérer nécessaires.
N'arrête pas ton traitement juste parce que les résultats de ta coloscopie sont bons, sauf si ton équipe soignante t'a explicitement parlé de modifier ton traitement.
Qu'est-ce que ça veut dire « SES-CD » dans un compte-rendu de coloscopie pour la maladie de Crohn ?
SES-CD, c'est l'acronyme de « Simple Endoscopic Score for Crohn’s Disease » (score endoscopique simple pour la maladie de Crohn).
C'est un système qui sert à décrire le degré d'activité de la maladie de Crohn observé lors d'une iléocoloscopie.
Ce score prend en compte des critères comme :
- la taille des ulcères
- Quelle partie de la surface de l'intestin est ulcérée ?
- Quelle partie de la surface intestinale est touchée ?
- s'il y a un rétrécissement
Ces caractéristiques sont évaluées dans différentes parties de l'intestin.
Tu pourrais voir apparaître un numéro SES-CD dans ton rapport, notamment dans le cadre d'une prise en charge spécialisée des MICI ou lors d'une évaluation systématique de l'activité de la maladie.
Ce chiffre ne doit pas être considéré comme un verdict définitif sur la « gravité » de ta maladie de Crohn.
Ton équipe soignante en tient compte en même temps que tes symptômes, tes coloscopies précédentes, tes biomarqueurs, tes examens d'imagerie, ton traitement et ta situation clinique globale.
Si tu remarques un score que tu ne connais pas dans ton rapport, le sitemama health peut t'aider à comprendre ce que ces termes signifient, tandis que ton gastro-entérologue pourra t'expliquer ce que ce score signifie pour toi d'un point de vue médical.
Qu'est-ce que ça veut dire, une inflammation « légère », « modérée » ou « grave » ?
Ces mots décrivent le degré d'inflammation observé ou signalé, mais leur sens exact dépend du contexte dans lequel ils sont utilisés.
Un compte-rendu de coloscopie peut indiquer qu'une partie spécifique de l'intestin présente une inflammation légère, modérée ou sévère.
Ça ne revient pas forcément à dire que ta maladie de Crohn, dans son ensemble, est légère, modérée ou grave.
Ta situation globale peut dépendre de bien plus que de l'aspect d'une seule partie de ton corps.
Les médecins peuvent envisager :
- quelle partie de l'intestin est touchée
- la profondeur des ulcères
- symptômes
- marqueurs sanguins et fécaux
- sténoses, fistules ou abcès
- effets nutritionnels
- évolution antérieure de la maladie
- résultats d'imagerie
Donc, si ton rapport mentionne une « inflammation légère », ne pense pas que ça t'indique automatiquement le traitement dont tu as besoin.
Et si c'est écrit « grave », ne pense pas que ce mot prédit ton avenir à long terme.
Demande-toi comment cette découverte s'inscrit dans le contexte global.
Pourquoi les résultats de ta coloscopie et tes symptômes pourraient-ils ne pas correspondre ?
Parce que les symptômes et l'inflammation liée à la maladie de Crohn ne vont pas toujours de pair.
Tu peux présenter des symptômes importants sans qu'il y ait beaucoup d'inflammation visible.
Tu peux aussi te sentir relativement bien même si l'inflammation est toujours présente.
C'est pour ça que le suivi moderne de la maladie de Crohn ne se base pas uniquement sur ce que tu ressens. Les données objectives issues des biomarqueurs, de l'imagerie et de l'endoscopie peuvent aider les équipes soignantes à évaluer l'activité de la maladie et la réponse au traitement. [2,3]
Si ta coloscopie ne révèle rien d'anormal mais que tu continues à souffrir de diarrhée, de douleurs ou de ballonnements, ça ne veut pas dire que tes symptômes sont imaginaires.
Ton équipe soignante pourrait envisager d'autres explications et décider s'il faut faire d'autres examens.
De même, si tu te sens bien mais que ta coloscopie révèle toujours une inflammation, ton médecin voudra peut-être discuter avec toi pour voir si le traitement actuel atteint bien l'objectif visé.
Que se passe-t-il après une coloscopie qui laisse penser à une maladie de Crohn ?
La prochaine étape dépendra de l'exhaustivité du bilan diagnostique.
Si des biopsies ont été réalisées, tu devras peut-être attendre le rapport d'anatomopathologie.
Ton équipe soignante pourrait aussi te demander de passer des analyses de sang, des analyses de selles ou des examens d'imagerie supplémentaires.
Une fois les informations disponibles examinées, ton gastro-entérologue pourra te dire si les résultats corroborent le diagnostic de la maladie de Crohn et ce que ça signifie pour toi.
Si on te diagnostique la maladie de Crohn, les questions qui se posent généralement ensuite sont les suivantes :
Où se trouve la maladie ?
C'est très animé ?
Y a-t-il des complications ?
Quel traitement est le plus judicieux ?
Notre guide sur ce qui se passe après un nouveau diagnostic de la maladie de Crohn t'explique cette étape suivante plus en détail.
Que se passe-t-il après une coloscopie si tu souffres déjà de la maladie de Crohn ?
Si la coloscopie a été réalisée pour évaluer une maladie de Crohn déjà diagnostiquée, la suite dépendra de ses résultats.
Si l'inflammation s'est nettement améliorée, ton équipe soignante pourrait décider de poursuivre la stratégie d'entretien actuelle.
Si l'inflammation reste importante, ils peuvent se demander si le traitement actuel atteint son objectif.
Ça veut pas dire qu'un résultat anormal à la coloscopie mène automatiquement à un nouveau médicament.
Ton gastro-entérologue peut prendre en compte tes symptômes, tes biomarqueurs, tes examens d'imagerie, la durée de ton traitement, ta réponse antérieure et d'autres facteurs avant de décider de la marche à suivre.
Si on envisage de changer de traitement, consulte notre guide sur la maladie de Crohn options thérapeutiques explique les principales catégories de médicaments et les questions qu'il faut se poser.
Quelles questions devrais-tu poser à ton médecin à propos des résultats de ta coloscopie liée à la maladie de Crohn ?
Tu n'as pas besoin de comprendre chaque ligne du rapport.
Quelques questions peuvent permettre de mieux comprendre les résultats :
- Quelles parties de mon intestin as-tu examinées ?
- Où as-tu constaté une inflammation ?
- Est-ce que mon iléon terminal était touché ?
- Y avait-il des ulcères ?
- T'as remarqué un rétrécissement ?
- Tu as pu examiner tout le côlon et l'iléon terminal ?
- Où les biopsies ont-elles été réalisées ?
- Qu'est-ce que les biopsies ont révélé ?
- Est-ce que ces résultats confirment le diagnostic de la maladie de Crohn ?
- Est-ce que j'ai besoin d'un examen d'imagerie de l'intestin grêle ?
- Si je souffre déjà de la maladie de Crohn, est-ce que l'inflammation s'est améliorée depuis mon dernier bilan ?
- Et maintenant, qu'est-ce qui va se passer ?
- Est-ce que ces résultats vont changer mon traitement ?
Si ton médecin utilise un terme que tu ne comprends pas, demande-lui de te l'expliquer.
Les rapports médicaux sont avant tout rédigés pour faciliter la communication entre professionnels de santé. Ce n'est pas parce que tu les trouves difficiles à lire que tu échoues à un examen.
Comment mama health peut-il t'aider à comprendre un compte-rendu de coloscopie ?
Le compte-rendu d'une coloscopie peut t'arriver bien avant que tu aies eu l'occasion d'en discuter en détail avec ton gastro-entérologue.
Ce décalage peut être gênant.
Tu pourrais tomber sur un cas d'iléite terminale et te demander si ça confirme la maladie de Crohn. Tu pourrais voir des ulcérations et t'inquiéter de ce que ça veut dire. Ou alors, ton rapport pourrait mentionner un score SES-CD sans expliquer ce que ces lettres signifient.
Avec mama healthtu peux :
- Comprends tes rapports médicaux. Découvre la signification de termes peu familiers tels que « iléite », « ulcération », « biopsies », « sténoses » et « SES-CD ».
- Pose des questions sur la maladie de Crohn. Obtiens des infos claires sur la terminologie et les examens couramment utilisés pour diagnostiquer ou suivre la maladie de Crohn.
- Inspire-toi de l'expérience des personnes atteintes de la maladie de Crohn. Découvre ce que d'autres ont vécu concernant la préparation à la coloscopie, l'attente des résultats, les rendez-vous de suivi et la prise en charge à long terme.
- Trouve des spécialistes et des soins près de chez toi. Découvre les soins adaptés en gastro-entérologie et dans le domaine des MICI si tu veux savoir quels types de prise en charge spécialisée sont disponibles.
mama health Ça ne permet pas de déterminer si une coloscopie confirme la maladie de Crohn, d'évaluer la gravité de ta maladie, ni de décider s'il faut changer de traitement.
Ces conclusions, c'est à ton équipe soignante de les examiner.
Mais comprendre ce qui est écrit peut vraiment faciliter la conversation avec eux.
Qu'est-ce qu'il faut garder à l'esprit quand tu lis les résultats de ta coloscopie pour la maladie de Crohn ?
Un compte-rendu de coloscopie, c'est juste une partie de l'histoire.
Des mots comme « ulcère », « iléite », « sténose » ou « aspect pavé » peuvent faire peur quand tu les vois hors contexte.
Essaie de ne pas tirer de conclusion à partir d'un seul mot.
Un résultat anormal ne te dit pas tout sur la façon dont ta maladie de Crohn va évoluer.
Une coloscopie qui ne révèle rien d'anormal n'exclut pas toujours la présence d'une maladie ailleurs dans le tube digestif.
Et si tu souffres déjà de la maladie de Crohn, un résultat de coloscopie satisfaisant ne signifie pas forcément que le traitement et le suivi sont terminés.
Au lieu de ça, ramène le rapport à ces trois questions :
Qu'est-ce que t'as trouvé ?
Comment ça s'accorde avec mes autres résultats ?
Et maintenant, qu'est-ce qui va se passer ?
Ces réponses sont bien plus utiles que d'essayer d'interpréter le rapport en décortiquant un mot inconnu à la fois.
Quel traitement contre la maladie de Crohn a le moins d'effets secondaires ?
Il n'y a pas de moyen médicalement fiable de dire qu'un traitement de la maladie de Crohn a moins d'effets secondaires pour tous les patients.
Le problème vient en partie de ce qu'on entend par « effets secondaires ».
Un mal de tête après une perfusion, c'est très différent d'une infection grave. Un médicament peut provoquer des effets secondaires légers assez courants, mais présenter un faible risque de complications graves. Un autre peut, lui, comporter un ensemble différent de risques, rares mais importants.
Et puis, il y a tes antécédents médicaux.
Un risque qui compte énormément pour une personne peut être bien moins important pour une autre.
C'est pour ça que le traitement de la maladie de Crohn est choisi en tenant compte à la fois de son efficacité et de sa sécurité chez chaque patient, plutôt qu'en classant les médicaments du plus sûr au plus dangereux.
Les options thérapeutiques actuelles pour la maladie de Crohn comprennent les corticostéroïdes, les immunomodulateurs, les médicaments biologiques ciblant différentes voies inflammatoires et les médicaments oraux ciblés. Le choix du médicament approprié dépend de ta forme de la maladie de Crohn et de ta situation personnelle. [1–3]
Les stéroïdes ont-ils plus d'effets secondaires que les autres traitements contre la maladie de Crohn ?
Les stéroïdes peuvent entraîner des effets secondaires importants lorsqu'ils sont pris de manière répétée ou sur de longues périodes ; c'est pourquoi ils sont généralement destinés au traitement à court terme de la maladie de Crohn active plutôt qu'à un traitement d'entretien à long terme. [1,2]
Les corticostéroïdes comprennent des médicaments comme la prednisolone et la budésonide.
Ils peuvent être très utiles. Si la maladie de Crohn est active, les stéroïdes peuvent faire baisser l'inflammation assez rapidement.
Le problème, c'est quand on y est exposé en continu.
Selon le médicament, la dose et la durée du traitement, les corticostéroïdes peuvent entraîner des problèmes comme des infections, l'ostéoporose, des variations de la glycémie, une prise de poids, des changements d'humeur, des troubles du sommeil, de l'hypertension artérielle et des problèmes oculaires.
Ça explique un truc qui, sinon, pourrait paraître un peu bizarre.
Tu te sentiras peut-être beaucoup mieux après avoir commencé un traitement aux stéroïdes, mais tu entendras quand même ton gastro-entérologue te parler de t'en sevrer.
Ce n'est pas parce que le médicament n'a pas marché.
En général, l'objectif est d'utiliser des stéroïdes quand c'est nécessaire pour maîtriser l'inflammation, puis d'adopter une stratégie plus adaptée pour maintenir la rémission. Le NIDDK précise que les corticostéroïdes sont des médicaments qui ne devraient être utilisés qu'à court terme dans le cadre de la maladie de Crohn. [1]
N'arrête pas et ne réduis jamais brusquement la prise d'un stéroïde qui t'a été prescrit sans en parler d'abord avec ton équipe soignante.
Quels sont les médicaments biologiques contre la maladie de Crohn qui ont le moins d'effets secondaires ?
Plusieurs médicaments biologiques utilisés pour traiter la maladie de Crohn présentent des profils de sécurité rassurants, mais on ne dispose pas de données suffisantes pour affirmer qu’un médicament biologique en particulier entraîne systématiquement le moins d’effets secondaires.
Ça vaut quand même le coup de comprendre ces différences.
Que faut-il savoir sur le vedolizumab ?
Le vedolizumab agit différemment de nombreux autres traitements contre la maladie de Crohn, car son action cible spécifiquement la migration des cellules immunitaires vers l'intestin.
Ce mécanisme d'action sélectif au niveau de l'intestin est l'une des raisons pour lesquelles son profil de sécurité revient souvent dans les discussions entre médecins et patients sur les choix thérapeutiques.
Dans les essais évalués par l'ECCO, le vedolizumab a présenté des taux globaux d'effets indésirables et d'effets indésirables graves similaires à ceux du placebo. Les recommandations actuelles de l'ECCO en matière d'infections soulignent également de faibles taux d'infections opportunistes, même si celles-ci peuvent tout de même survenir. [2,4]
Ça ne veut pas dire que le vedolizumab n'a pas d'effets secondaires ni qu'il est forcément le traitement de la maladie de Crohn le plus sûr pour toi.
La sécurité n'est qu'un aspect parmi d'autres. Ton équipe soignante doit également déterminer si un traitement est susceptible de contrôler efficacement ta forme particulière de la maladie de Crohn.
Que faut-il savoir sur l'ustekinumab ?
L'ustekinumab est un autre médicament biologique dont les données de sécurité sont rassurantes.
Il cible les voies inflammatoires impliquant l'interleukine-12 et l'interleukine-23.
Dans une étude comparative menée chez des personnes atteintes d'une maladie de Crohn modérée à sévère n'ayant jamais pris de traitements biologiques auparavant, l'ustekinumab et l'adalimumab ont présenté des profils de sécurité globaux globalement similaires. Les infections étaient numériquement moins fréquentes avec l'ustekinumab, même si les taux d'infections graves étaient similaires. [2]
Les données à plus long terme se sont également révélées rassurantes en ce qui concerne les infections opportunistes. [4]
Encore une fois, ça ne fait pas de l’ustekinumab le médicament contre la maladie de Crohn qui a « le moins d’effets secondaires ». Ça nous apprend quelque chose de plus utile : son profil de sécurité est bien établi et peut être pris en compte au même titre que son efficacité et tes facteurs de risque individuels.
Que faut-il savoir sur le risankizumab ?
Le risankizumab cible l'interleukine-23 et est recommandé par l'ECCO aussi bien pour mettre en rémission la maladie de Crohn modérée à sévère que pour maintenir cette rémission. [2]
Ses essais cliniques ont également donné des résultats rassurants en matière de sécurité.
Dans les études d'induction examinées par l'ECCO, on n'a pas constaté d'augmentation des événements indésirables graves ni des infections graves par rapport au placebo. Pendant la phase d'entretien, les événements indésirables graves et les infections graves étaient similaires dans tous les groupes de l'étude. [2]
Les données à long terme sur les infections concernant l'ensemble de la classe des IL-23 sont également rassurantes jusqu'à présent, avec de faibles taux d'infections opportunistes signalés dans les études de prolongation. [4]
Comme pour tous les médicaments contre la maladie de Crohn, cependant, « des données de sécurité rassurantes » ne veulent pas dire « aucun risque ».
Est-ce que les médicaments anti-TNF ont plus d'effets secondaires ?
Les médicaments anti-TNF, comme l'infliximab et l'adalimumab, sont utilisés depuis de nombreuses années pour traiter la maladie de Crohn.
Comme le TNF joue un rôle important dans le système immunitaire, le bloquer peut augmenter la vulnérabilité à certaines infections. C'est l'une des raisons pour lesquelles on fait souvent passer des tests de dépistage d'infections comme la tuberculose et l'hépatite B avant de commencer un traitement.
D'autres problèmes potentiels peuvent inclure des réactions liées à l'injection ou à la perfusion, et il existe d'autres risques peu fréquents dont ton équipe soignante pourra te parler en fonction du médicament concerné et de tes antécédents médicaux.
Mais ce serait trompeur de conclure que le traitement anti-TNF est tout simplement « moins bon » juste parce qu'un autre médicament semble présenter un profil de sécurité rassurant.
Les médicaments anti-TNF sont des traitements bien établis contre la maladie de Crohn et peuvent s'avérer particulièrement importants dans certains cas. Par exemple, l'infliximab reste une option thérapeutique majeure pour la maladie de Crohn avec fistules.
Un traitement dont le profil de sécurité est théoriquement intéressant ne sert à rien s'il ne permet pas de bien contrôler la maladie dont tu souffres réellement.
Est-ce que l'upadacitinib a plus d'effets secondaires ?
L'upadacitinib présente un profil de sécurité différent de celui des médicaments biologiques, ce qui signifie que les médecins doivent tenir compte de certains risques supplémentaires lorsqu'ils décident s'il est indiqué.
L'upadacitinib est un inhibiteur de JAK par voie orale utilisé dans le traitement de la maladie de Crohn modérée à sévère. L'ECCO le recommande comme option tant pour induire qu'pour maintenir la rémission. [2]
L'un des risques à surveiller, c'est l'herpès zoster, ou zona.
Dans les essais de traitement d'entretien analysés par l'ECCO, un zona est survenu chez 4,0 % des personnes recevant 15 mg d'upadacitinib et chez 7,2 % de celles recevant 30 mg, contre 4,7 % dans le groupe placebo. [2]
Les inhibiteurs de JAK s'accompagnent également d'avertissements et de précautions importants concernant des risques tels que les infections graves, les caillots sanguins, les accidents cardiovasculaires et les tumeurs malignes, en particulier pour certains groupes à haut risque.
Ça ne veut pas dire que l'upadacitinib est un « mauvais » traitement.
Ça peut être un traitement efficace contre la maladie de Crohn. Le truc, c'est qu'il faut évaluer ses risques en fonction de la personne qui le prend.
Ton âge, tes antécédents tabagiques, ton risque cardiovasculaire, tes antécédents de caillots sanguins, tes antécédents d'infections et d'autres facteurs peuvent influencer cette discussion.
C'est un bon exemple qui montre pourquoi il ne peut pas y avoir une réponse universelle à la question « Quel traitement contre la maladie de Crohn a le moins d'effets secondaires ? »
Et l'azathioprine et les autres immunomodulateurs, alors ?
Les immunomodulateurs plus anciens, comme l'azathioprine, la mercaptopurine et le méthotrexate, présentent chacun leurs avantages et leurs propres considérations en matière de sécurité.
Les thiopurines, comme l'azathioprine, peuvent affecter la moelle osseuse et le foie, et augmenter la sensibilité aux infections. Elles sont aussi associées à une légère augmentation du risque de certains cancers, notamment les lymphomes et certains cancers de la peau, ce risque dépendant de facteurs comme l'âge et le contexte thérapeutique.
Ça ne veut pas dire que toutes les personnes qui prennent une thiopurine vont développer ces problèmes. Ça veut dire qu’il faut mettre en balance les risques et les bénéfices potentiels, et assurer un suivi adapté.
Les analyses sanguines constituent donc un élément important du traitement quand on utilise certains immunomodulateurs.
Le rôle de ces médicaments a aussi évolué avec l'apparition d'un plus grand nombre de traitements biologiques et ciblés.
Si tu prends un ancien médicament contre la maladie de Crohn et que tu te demandes pourquoi on ne t'a pas encore fait passer à un traitement plus récent, n'arrête pas le traitement de ton propre chef. Demande à ton gastro-entérologue quel rôle ce médicament joue dans ton traitement actuel et si d'autres options pourraient te convenir.
Est-ce que la façon dont tu prends ton traitement contre la maladie de Crohn a une incidence sur ses effets secondaires ?
Un comprimé n'est pas forcément plus sûr qu'une injection, et une injection n'est pas forcément plus sûre qu'une perfusion.
La façon dont un médicament est absorbé par ton corps ne te donne pas vraiment d'indication sur son niveau de risque global.
Certaines personnes préfèrent, à juste titre, les comprimés, car ils leur semblent moins intimidants. D'autres préfèrent une perfusion, soit parce que le traitement est moins fréquent, soit parce qu'elles aiment le recevoir dans un établissement de santé. D'autres encore préfèrent une injection qu'elles peuvent se faire chez elles.
Ces préférences, ça compte.
Mais quand tu compares la sécurité d'un médicament, concentre-toi sur le médicament lui-même et sur son mode d'action, plutôt que de partir du principe que son mode d'administration te donne une idée de sa puissance ou de ses risques.
Pourquoi les médicaments contre la maladie de Crohn ont-ils une liste d'effets secondaires aussi effrayante ?
Les informations sur les médicaments mentionnent les effets indésirables possibles, même s'ils sont peu fréquents ou rares.
Du coup, lire la notice d'un nouveau traitement contre la maladie de Crohn peut être un peu inquiétant.
On a aussi tendance à confondre « possible » et « probable ».
Le fait qu'un effet indésirable soit mentionné ne signifie pas que tu le ressentiras forcément.
Les questions qui comptent souvent le plus, ce sont :
- Cet effet secondaire est-il fréquent ?
- C'est grave, ça ?
- Y a-t-il des facteurs qui augmentent mon risque ?
- Est-ce qu'on peut faire un dépistage avant ?
- Est-ce qu'on peut le surveiller ?
- Que dois-je faire si ça arrive ?
- Comment ce risque se compare-t-il au fait de ne pas bien contrôler ma maladie de Crohn ?
Si tu as reçu une nouvelle ordonnance et que la terminologie t'est difficile à comprendre, le sitemama health peut t'aider à comprendre ton ordonnance et tes informations médicales dans un langage plus simple. Ton équipe soignante pourra ensuite t'expliquer en quoi ces risques te concernent spécifiquement.
Est-ce que ne prendre aucun médicament, c'est plus sûr que de prendre des médicaments contre la maladie de Crohn ?
Pas forcément.
On peut tout à fait se dire, en voyant les effets secondaires possibles d'un médicament, que ne rien prendre, c'est sûrement l'option la plus sûre.
Mais une inflammation liée à la maladie de Crohn non traitée ou mal contrôlée comporte ses propres risques.
Une inflammation persistante peut entraîner des lésions intestinales et des complications telles que des sténoses, des fistules, des abcès et la nécessité d'une intervention chirurgicale. Le but du traitement n'est donc pas simplement de soulager les symptômes, mais aussi de maîtriser la maladie inflammatoire sous-jacente. [1,2]
C'est pour ça que les décisions thérapeutiques impliquent de mettre en balance deux types de risques:
les risques liés au traitement et ceux liés à la maladie de Crohn elle-même.
Cet équilibre ne sera pas le même pour tout le monde.
Est-ce que l'expérience de quelqu'un d'autre te permet de savoir quel médicament aura le moins d'effets secondaires ?
Les expériences des autres peuvent te donner une idée de ce qu'ils ont ressenti en suivant un traitement. Elles ne permettent pas de prédire exactement ce qui t'arrivera.
Une personne peut te dire qu'elle n'a pas eu d'effets secondaires notables avec un médicament biologique. Une autre personne, en revanche, a peut-être arrêté ce même médicament à cause d'un effet indésirable.
Ces deux expériences peuvent être réelles.
Aucun des deux ne précise comment le médicament va agir dans ton corps.
Ça ne veut pas dire que les témoignages des patients ne sont pas utiles.
Sur mama health, tu peux échanger avec d'autres personnes atteintes de la même maladie: tu découvriras notamment les questions qu'elles se posaient au début du traitement et leurs expériences concernant les injections, les perfusions, les comprimés, les examens médicaux et la vie au quotidien sous traitement.
L'important, c'est de te servir de ces expériences pour te faire une idée générale, plutôt que comme des preuves médicales sur ce que tu devrais prendre.
Si le récit de quelqu'un te fait te poser une question ou te soulève des inquiétudes, n'hésite pas à en parler à ton équipe soignante.
Quelles questions devrais-tu poser à ton médecin au sujet des effets secondaires des médicaments contre la maladie de Crohn ?
Au lieu de te demander simplement quel médicament a le moins d'effets secondaires, renseigne-toi plutôt sur les risques qui comptent vraiment pour toi.
Voici quelques questions utiles :
- Quels sont les effets secondaires les plus fréquents de ce traitement ?
- Quels sont les effets indésirables graves possibles, même s'ils sont rares ?
- Est-ce que certains de ces risques sont plus élevés à cause de mon âge ou de mes antécédents médicaux ?
- Est-ce que je dois passer un dépistage des infections avant de commencer ?
- Est-ce que je dois me faire vacciner avant ?
- Quels examens sanguins ou autres contrôles vais-je devoir passer ?
- Y a-t-il des symptômes qui m'indiquent que je devrais te contacter rapidement ?
- En termes de sécurité, comment cette option se compare-t-elle aux autres traitements possibles pour ma maladie de Crohn ?
- Quels sont les risques si ma maladie de Crohn n'est pas maîtrisée ?
- Que se passe-t-il si je ne supporte pas ce médicament ?
Si tu reçois des résultats d'analyses sanguines ou des rapports médicaux pendant ton traitement et que tu as du mal à comprendre la terminologie utilisée, le site mama health peut t'aider à décrypter tes analyses et tes rapports dans un langage plus simple.
Et si tu veux un deuxième avis médical ou si tu veux savoir quelles sont les prises en charge des MICI disponibles près de chez toi, le site mama health peut t'aider à trouver des spécialistes et des structures de soins près de chez toi.
Alors, quel est le traitement le plus sûr contre la maladie de Crohn ?
Il n'y a pas un seul médicament contre la maladie de Crohn qu'on puisse vraiment qualifier de « le plus sûr » pour tout le monde.
Certains traitements présentent effectivement des données de sécurité particulièrement rassurantes.
Le mécanisme d'action sélectif au niveau intestinal du vedolizumab et les faibles taux d'infections opportunistes observés peuvent rendre son profil de sécurité intéressant dans certaines situations. L'ustekinumab et les traitements à base d'IL-23, comme le risankizumab, présentent également des données rassurantes en matière de sécurité. [2,4]
Mais ces faits ne peuvent pas être dissociés de l'efficacité.
Ton équipe soignante doit évaluer si un médicament est susceptible de contrôler ta maladie de Crohn, quels risques il comporte pour toi et quelles alternatives existent.
Le « meilleur » médicament contre la maladie de Crohn n'est donc pas forcément celui qui présente le moins d'effets secondaires.
C'est le traitement qui offre un bon équilibre entre la prise en charge de la maladie et la réduction des risques, en fonction de ta situation personnelle.
Voilà donc trois questions utiles à poser lors de ton prochain rendez-vous :
- Quels sont les principaux risques de ce traitement pour moi ?
- Comment ces risques se comparent-ils à mes autres options ?
- Quels sont les risques si ma maladie de Crohn n'est pas bien maîtrisée ?
Ces questions peuvent t'en apprendre bien plus qu'une simple liste d'effets secondaires.
Ce contenu est purement informatif et ne constitue en aucun cas un avis médical.
mama health propose des informations et un soutien, mais ne remplace pas ton médecin.
- Institut national du diabète et des maladies digestives et rénales (NIDDK). Traitement de la maladie de Crohn. Instituts nationaux de la santé.
- Gordon H, Minozzi S, Kopylov U, et al. Recommandations de l'ECCO sur la prise en charge thérapeutique de la maladie de Crohn : traitement médical. Journal of Crohn’s and Colitis. 2024 ; 18(10) : 1531-1555.
- Lichtenstein GR, et al. Recommandations cliniques de l'ACG : Prise en charge de la maladie de Crohn chez l'adulte. American College of Gastroenterology. 2025.
- Organisation européenne pour la maladie de Crohn et la colite (ECCO). Recommandations de l’ECCO sur la prévention, le diagnostic et la prise en charge des infections dans le cadre des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Journal of Crohn’s and Colitis. 2026.
