Long COVID, aussi appelé « syndrome post-COVID » ou « séquelles post-aiguës de l'infection par le SARS-CoV-2 », désigne des problèmes de santé nouveaux, persistants ou récurrents qui persistent après la phase aiguë de la COVID-19. Les symptômes peuvent toucher plusieurs organes et durer plusieurs mois, voire plus.
Cette affection peut survenir à la suite d'une infection légère, grave, voire non diagnostiquée au départ. Son tableau clinique varie énormément, et les symptômes peuvent fluctuer ou s'aggraver après un effort physique ou mental.
Long COVID probablement dû à plusieurs mécanismes biologiques qui se chevauchent, plutôt qu’à un seul processus. Parmi les mécanismes avancés, on peut citer l’activation immunitaire persistante, la persistance virale, un dysfonctionnement du système nerveux autonome, des anomalies de la coagulation ou des réactions vasculaires, ainsi que les séquelles sur les organes suite à l’infection initiale.
Le risque est généralement plus élevé après une maladie aiguë grave et des infections à répétition, mais n'importe quelle personne infectée peut présenter des symptômes prolongés. La vaccination réduit le risque de développer une forme grave de COVID-19 et peut diminuer, sans toutefois l'éliminer, le risque de « Long COVID ».
Le diagnostic est clinique et repose sur les antécédents d'infection, le profil des symptômes, leur durée, l'examen physique et l'exclusion d'autres causes. Les analyses de sang de routine, les examens d'imagerie ou les examens cardiaques peuvent être normaux ; les examens sont donc choisis en fonction des organes touchés et des symptômes présents.
Il n'y a pas de traitement unique qui permette de résoudre tous les cas. La prise en charge se concentre sur les symptômes les plus invalidants, la gestion du rythme de vie et de l'activité physique, l'aide au sommeil, le traitement de la douleur ou des symptômes autonomiques, la rééducation quand c'est nécessaire, et la prise en charge des pathologies nouvellement diagnostiquées.
La rééducation doit être personnalisée, car certains patients souffrent de malaises post-effort qui peuvent s'aggraver avec des programmes d'exercices à progression fixe. Pour les cas complexes, une prise en charge coordonnée entre le médecin traitant et les spécialistes concernés peut s'avérer nécessaire.
Tenir un journal des symptômes et des activités peut aider à repérer une aggravation différée après un effort et à mieux gérer son rythme. Les patients peuvent avoir besoin d'aménagements au travail ou à l'école, de moments de repos programmés et d'un retour progressif à leurs activités, en respectant leurs limites personnelles.
Il faut prendre en compte le sommeil, l'alimentation, la santé mentale, la mobilité et le soutien social en même temps que les symptômes physiques. Il ne faut pas attribuer automatiquement les nouveaux symptômes au Long COVID l Long COVID d'un examen médical approprié.
Consulte d'urgence en cas de difficultés respiratoires graves, de douleurs ou de sensation d'oppression thoraciques persistantes, d'évanouissements, d'un état de confusion récent, d'une incapacité à rester éveillé, de symptômes ressemblant à ceux d'un AVC, de crachats de sang, d'une coloration bleue ou grise de la peau, ou d'un rythme cardiaque dangereusement rapide ou irrégulier.
Le rétablissement varie d'une personne à l'autre. Beaucoup de gens vont mieux petit à petit, tandis que d'autres ont des rechutes ou souffrent d'un handicap à long terme. Les recherches en cours permettent d'affiner le diagnostic et le traitement, et il est important de faire régulièrement le point, car les symptômes et les besoins fonctionnels évoluent.
Long COVID toucher des personnes de tout âge, quelle que soit la gravité de leur infection initiale. Parmi les facteurs de risque signalés, on trouve une forme grave de COVID-19, une hospitalisation, des infections à répétition, l’âge avancé, le fait d’être une femme, l’obésité, certaines maladies chroniques et l’absence de vaccination, même si des personnes ne présentant aucun de ces facteurs peuvent aussi être touchées. Cette affection peut entraîner une mobilité réduite, une perte de capacité de travail, un isolement social et une aggravation d’une maladie préexistante.
Les symptômes courants comprennent une fatigue intense, un malaise après l'effort, un essoufflement, une toux persistante, des douleurs thoraciques, des palpitations, des vertiges en se levant, un brouillard cérébral, des problèmes de mémoire ou de concentration, des maux de tête, des troubles du sommeil, des douleurs musculaires ou articulaires, une altération de l'odorat ou du goût, des symptômes digestifs, de l'anxiété ou une dépression, ainsi que des modifications du cycle menstruel. Les symptômes peuvent apparaître, disparaître, puis réapparaître au fil du temps.
Long COVID diagnostiqué à partir d'une anamnèse détaillée de la maladie initiale, de l'apparition et de l'évolution des symptômes ultérieurs, d'un examen physique et d'une évaluation de l'impact fonctionnel. Un résultat positif à un test antérieur peut étayer le diagnostic, mais il n'est pas toujours disponible ni nécessaire, car certaines infections n'ont jamais fait l'objet d'un dépistage.
Les examens sont déterminés en fonction des symptômes et peuvent inclure une numération globulaire, des analyses métaboliques et thyroïdiennes, une mesure de la saturation en oxygène, un électrocardiogramme, une imagerie thoracique, des tests de fonction pulmonaire, une évaluation cardiaque, un dépistage cognitif ou des tests du système nerveux autonome. Les médecins vérifient aussi s'il y a de l'anémie, des troubles du sommeil, une maladie cardiaque ou pulmonaire, des problèmes endocriniens ou d'autres causes pouvant être traitées.
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